
Larmes au travail à Anglet : pourquoi pleure-t-on sans raison apparente ?

Carmen Rodriguez Palomero
Psychologue du Travail · Anglet
Ces larmes qui surprennent : ce qui se passe vraiment
Vous êtes en réunion, quelqu'un fait un commentaire anodin, et soudain, votre gorge se serre. Vos yeux piquent. Vous retenez votre souffle pour que personne ne remarque. Après, vous vous demandez : mais qu'est-ce qui m'a pris ?
Cette expérience est beaucoup plus fréquente qu'on ne le croit, et elle n'a rien d'un signe de faiblesse. Elle signale souvent que quelque chose, en vous, a atteint un seuil.
Les larmes comme signal d'alarme du corps
Le corps ne ment pas. Quand les mots ne suffisent plus, quand la pression s'accumule depuis des semaines, les émotions trouvent une autre sortie. Les pleurs au travail peuvent être le signe de plusieurs réalités :
- Une charge émotionnelle silencieuse qui s'est accumulée sans espace pour s'exprimer
- Un épuisement professionnel qui érode les ressources habituelles de régulation
- Une situation vécue comme injuste, même si elle semble mineure de l'extérieur
- Un contexte personnel difficile qui déborde dans la sphère professionnelle
- Une hypersensibilité émotionnelle qui n'est pas un défaut, mais une manière d'être au monde
Pourquoi « sans raison » n'est jamais vraiment sans raison
Ce qui déclenche les larmes n'est pas toujours ce qui les cause. Un email mal tourné peut être la goutte qui fait déborder un vase rempli depuis longtemps. Certaines personnes remarquent que leurs pleurs surviennent davantage en période de fatigue, de changement, ou lorsqu'elles se sentent invisibles dans leur équipe.
« Les émotions sont des informations, pas des défaillances. Elles méritent d'être écoutées, pas réprimées. »
Nous observons souvent, en consultation, que les personnes qui pleurent au travail sont aussi celles qui donnent beaucoup, et qui ont rarement l'espace pour dire que ça ne va pas.
Reprendre contact avec ses émotions : un exercice pour commencer
Avant de comprendre pourquoi on pleure, il faut d'abord apprendre à observer ce qui se passe en soi, sans se juger. Voici un exercice simple que vous pouvez essayer dès aujourd'hui, à votre bureau ou chez vous.
Exercice : la pause d'ancrage en 4 étapes (5 minutes)
- Posez vos deux pieds à plat sur le sol. Sentez le contact entre vos semelles et le sol. Prenez 10 secondes pour remarquer cette sensation.
- Posez une main sur votre poitrine. Respirez lentement : inspirez par le nez pendant 4 secondes, retenez 2 secondes, expirez par la bouche pendant 6 secondes. Répétez 4 fois.
- Nommez ce que vous ressentez. Pas besoin de trouver le mot parfait. « Je me sens serré·e », « je me sens à bout », « je ne sais pas », tout est valide. Dites-le à voix basse ou écrivez-le.
- Posez-vous une question simple : Depuis combien de temps est-ce que je porte ça ?
Cet exercice ne résout rien d'un coup. Mais il crée un espace entre le déclencheur et la réaction, et c'est déjà beaucoup.
Tenir un journal émotionnel au travail
Certaines personnes trouvent utile de noter, chaque soir, trois moments de la journée où elles ont ressenti une émotion forte, même légère. Avec le temps, des patterns apparaissent : les mêmes situations, les mêmes personnes, les mêmes horaires. Ces informations sont précieuses pour mieux se comprendre.
- Notez l'heure, le contexte, l'émotion ressentie
- Donnez-lui une intensité de 1 à 10
- Ajoutez ce que vous avez fait de cette émotion (retenue, exprimée, ignorée)
Il ne s'agit pas de tout analyser seul·e, mais de commencer à écouter ce que votre vécu vous dit.
Quand consulter un psychologue du travail à Anglet ?
Il n'y a pas de seuil officiel à partir duquel « ça compte ». Si vous vous posez la question, c'est souvent déjà un signe que quelque chose mérite attention.
Des signaux qui méritent qu'on s'y arrête
Nous vous encourageons à consulter si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations :
- Vous pleurez régulièrement au travail, parfois sans comprendre pourquoi
- Vous ressentez une appréhension le matin à l'idée d'aller travailler
- Vous avez l'impression de ne plus vous reconnaître dans vos réactions
- Vous êtes épuisé·e même après une nuit de sommeil
- Vous évitez certaines réunions, certains collègues, certaines tâches
- Vous avez du mal à déconnecter le soir ou le week-end
Ce que nous faisons ensemble
En tant que psychologue du travail à Anglet, nous vous accompagnons dans un espace confidentiel et sans jugement. Ensemble, nous explorons ce qui se passe dans votre rapport au travail : les émotions, les dynamiques relationnelles, les attentes que vous portez envers vous-même.
Nous ne sommes pas là pour vous dire ce que vous devez ressentir. Nous sommes là pour vous aider à mieux comprendre ce que vous vivez, et à retrouver des appuis solides pour avancer.
Pleurer au travail n'est pas une honte. C'est parfois le premier signe que quelque chose en vous a besoin d'être entendu.
Si vous habitez à Anglet ou dans le Pays Basque, n'hésitez pas à prendre contact pour un premier entretien. Nous vous accueillons à votre rythme, sans jamais brusquer.


